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Installation
ville en kit
De
grandes villes en grande villes visitées, même sensation
: zones interchangeables, effet de répétitions, tours
se projetant dans le ciel, urbanisation mondiale. Fascination de
cette ressemblance-dissemblance.
Si, bien sûr, chaque ville porte en elle son identité,
sa particularité, le propos de « Ville en kit »
n’est pas de relever cette spécificité, mais
au contraire, de signifier les effets de masse, de répétition,
de miroir qui lient entre elles les mégapoles contemporaines.
Villes où l’on peut se perdre sans repaire, où
tout se ressemble. Jeux de lignes qui se croisent et se décroisent.
Jeux de reflets où le regard cherche la nature dans ces dédales
d’acier et de verre. Un jeu de « non lieux » comme
les appellent Marc Augé*, « non lieux » devenus
nos signes quotidiens, substituables les uns aux autres.
La ville est ville dans son jeu de lignes verticales et horizontales,
aux trajectoires dictées par nos modes de vie. Zones d’architecture
où se mêlent mille couleurs, mille désirs, mille
réussites, entrainant et colportant la foule, se réfléchissant
sur les parois froides des tours, tours de Babel, rêves de
puissance…
« Ville en kit » ou encore déambulations et errances
urbaines, morceaux d’images composés par un regard
qui se perd et qui capte les reflets de la vie dans la ville.
* Ethnologue contemporain français, auteur
de Non-Lieux, Ed. du Seuil, 1992
Sylvie Kaptur Gintz
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Installation
ville en kit
composée d'une cinquantaine de boîtes en carton rouge
(recouvert d'un couvercle plastique cristal transparent (mesure
d'une boîte 21x12x3cm) à l'origine boîte
servant à ranger les portefeuilles).
Chaque bloc est composé par des modules de 3 ou 4 boîtes
pouvant se monter et s'encastrer pour fabriquer une ville - un peu
comme un jeu de lego -
Les boîtes
sont remplies de morçeaux de ville, photos, dessins, gravures,
peinture, matière naturelle (feuille, mousse) dans chaque
boite des morceaux de ficelle peinte et cousue - lignes de la ville.
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